La force de pédaler pour sa communauté - Amélie Lalonde raconte

Amélie Lalonde est une cycliste bien connue dans la région du Suroît. Elle roule déjà depuis 9 ans, mais c’est au Défi Vélo de la Fondation de l’Hôpital du Suroît qu’elle a vécu sa plus belle expérience à vélo. À l’aube du 10e anniversaire de cet événement cycliste phare dans la région, Amélie désirait prendre le temps de raconter son amour pour ce sport, afin d’en convaincre quelques-uns de prendre le départ avec elle, le 26 août prochain.

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Je ne suis pas une personne fonceuse dans la vie de tous les jours. Souvent, je me mets des freins et je doute de ma capacité à relever les défis. Même si les opportunités se présentent, ma détermination vacille :

Je pourrais bien le faire, mais….

Ah, le fameux «oui, mais…». Détrompez-vous, cela ne m’empêche pas d’avancer, loin de là, mais en discutant avec l’équipe de la Fondation de l’Hôpital du Suroît, je me suis rendue compte que ce doute ne m’a pas habité en 2019, alors que je me suis inscrite au Défi Vélo. Confiante en mes capacités (et encouragée par mes amis cyclistes), je me suis inscrite au 200 km, la plus grande distance à parcourir dans le cadre de ce défi sportif. J’étais loin de me douter de ce que j’allais vivre…


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Dans quoi tu t’embarques Amélie?

En évoquant ce souvenir, je peux maintenant dire que réaliser le 200 km au Défi Vélo 2019 aura été ma plus belle expérience cycliste à vie. Du fond du cœur, je remercie l’équipe de la Fondation de m’avoir permis de réaliser cette distance. Mais ce matin d’août 2019 où j’ai dû enfourcher mon vélo, la confiance était disons….un peu chancelante.

Je vous raconte l’histoire.

Au petit matin, j’arrive au Parc Marcil avec mon tout nouveau vélo (acquis chez Giant Valleyfield). Après avoir fait quelques sorties durant l’été où distance et vitesse avaient été au rendez-vous, je me sentais en possession de mes moyens pour parcourir mon 200 km.

Je jase avec les cyclistes présents, on me remet mon kit du participant et tranquillement, les pelotons se forment. D’un côté, les gens qui vont parcourir 75km, 100km ou 150 km. Et puis, je vois les cyclistes qui, comme moi, vont pédaler 200km.

À prime abord, je dois avouer que j’ai été un peu intimidée.

Ces cyclistes avaient l’air vraiment expérimentés! Avec leurs vélos haut de gamme et leur aisance, ils semblaient former une clique bien accoutumée à parcourir de grande distance…et il y a avait moi.

Mais n’en déplaise mon inconfort, je m’étais inscrite au 200km et 200 km j’allais parcourir!

Alors, je me présente, on fait connaissance et là, je prends le départ.

À peine 20 km parcourus et déjà le peloton roule en moyenne 36 km/h. Pour mes jambes, cette vitesse est déjà grande! Les cyclistes qui sont avec moi dans le peloton font des blagues sur notre vitesse, ils se mettent au défi de rouler plus vite….

Et moi, la langue à terre, je me demande : «Dans quoi tu t’es embarquée, Amélie???»

Mais là, quelque chose de magique s’est produit. Sur les routes du Suroît, j’ai compris toute la force d’un peloton. Rapidement, les cyclistes se sont naturellement rapprochés les uns des autres. Avec nos encadreurs qui nous offraient de judicieux conseils, le peloton s’est formé. Bien serré. Les cyclistes étaient si accolés que la force du nombre diminuait l’effort à fournir. C’est ça qui est beau dans le fait de rouler en groupe.

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Il est plus facile de rouler vite en peloton que de rouler vite tout seul.

Un peloton est un groupe uni de cyclistes. C’est ensemble que nous allions réussir le Défi Vélo. Nous sommes une dizaine à être partis le matin, et c’est ensemble que nous franchirons la ligne d’arrivée, 200km plus loin.

Quel beau groupe avec qui j’ai roulé!

Je me suis sentie épaulée, écoutée. Il y a une synergie incroyable qui s’est installée entre nous. Ne vous méprenez pas. Réaliser mon 200km aura été un défi autant physique que mental. Mais je suis tellement fière d’y être arrivée! Sans chute, sans baisse d’énergie. Jamais je n’ai senti que j’ai ralenti le groupe, car en fait, j’étais partie intégrante du peloton, qui roulait à la vitesse à laquelle ses membres se sentaient à l’aise de rouler.

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Franchir la ligne d’arrivée a été l’apogée de ma journée, à ce Défi Vélo 2019. Je n’aurais pas été capable de faire 15 km de plus. À la fin de la journée, en voyant l’arche d’arrivée et la haie d’honneur de personnes qui étaient venues nous applaudir pour notre exploit, j’ai ressenti une vague d’émotions fulgurante.

En larmes, j’ai franchi l’arche d’arrivée avec une euphorie incroyable.

J’y étais arrivée! J’avais mal partout (et surtout aux fesses), mais j’y étais arrivée. J’en suis tellement fière et encore émue, à ce jour. Et même si plusieurs cyclistes doutaient de ma capacité à arriver, c’est une victoire encore plus grande pour moi! La preuve que j’ai en moi cette force intérieure. Dans la vie, comme sur mon vélo, je suis capable de relever les défis.

Une fierté plus grande qu’un simple coup de pédale

Cette victoire personnelle m’a même ouvert toutes grandes les portes de la communauté cycliste. Après la complétion de mon 200k au Défi Vélo 2019 de la Fondation de l’Hôpital du Suroît, j’ai reçu plein d’invitations à rouler!

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Et à partir de ce jour, j’ai découvert une grande communauté cycliste que je suis fière d’appeler, aujourd’hui, mes amis.

Des amis et des mentors qui me poussent à chaque été à perfectionner mes connaissances et mes aptitudes à vélo.

Malgré qu’on soit seul sur notre vélo, le fait de rouler en groupe fait naître une entraide incroyable entre les cyclistes. À vélo, j’ai également découvert la puissance de ma volonté.

La dureté du mental, ça existe pour de vrai! 😉

J’ai réussi à développer une force mentale qui me permet d’accomplir des choses incroyables dans la vie! Et tout cela, grâce au vélo!

Rouler, c’est bien, mais rouler pour la cause, c’est mieux!

Durant la pandémie, plein de gens se sont mis au vélo et c’est extraordinaire. Il n’y a vraiment pas d’âge pour se mettre au vélo et s’inscrire au Défi Vélo est une motivation supplémentaire pour sortir régulièrement durant l’été.

Inévitablement, quand on fait le choix d’un parcours (75, 100, 150 ou 200km) au début de l’été, il faut avoir la forme physique pour relever notre défi à la fin du mois d’août.

Alors, s’inscrire au Défi Vélo est une bonne manière de garder la forme!

En plus, comme il faut amasser 500$ afin de soutenir l’amélioration des soins de santé, c’est une motivation supplémentaire! Nos amis, notre famille ou nos voisins vont nous supporter dans la réalisation de notre défi alors, on ne veut pas les laisser tomber.

Pour ma part, je trouve toujours cela facile de solliciter mon entourage pour ma collecte de fonds. Il faut dire que l’Hôpital du Suroît est tellement important pour les citoyens de la région. Moi-même, j’ai obtenu plusieurs fois des soins à l’hôpital de Valleyfield donc, il est tout naturel pour moi d’aider la Fondation de l’Hôpital du Suroît à poursuivre ses activités philanthropiques afin de soutenir l’amélioration des soins de santé dans notre région.

Alors, amasser 500$ pour la santé de notre communauté, c’est facile. Chaque don compte dans cette belle aventure! Et les gens sont touchés de voir mon engagement.

Faire le Défi Vélo est une expérience inoubliable – en réalisant votre défi vélo, vous allez vivre votre plus belle expérience cycliste à vie. Le plaisir que vous aurez avant, pendant et après est indescriptible.

J’ai un plaisir fou à faire du vélo, mais pédaler pour une bonne cause, c’est gratifiant.

Je vous invite donc à faire comme moi et à vous inscrire à la 10e édition du Défi Vélo!

On se revoit sur les routes du Suroît, le 26 août prochain!

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