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Avoir l'hémodialyse dans le sang | Entrevue avec Samuel Laplante

La Fondation de l’Hôpital du Suroît est allée à la rencontre de Samuel Laplante, chef d'unité des soins infirmiers de suppléance rénale (Centres de Châteauguay et du Suroît) qui, avec le sourire, nous emmène dans les coulisses d’une unité phare de l’Hôpital du Suroît : l’unité d’hémodialyse.
C’est rempli de fierté et d’optimisme que Samuel nous en dit plus sur cette unité phare de l’Hôpital du Suroît.
Merci Samuel de nous accueillir au sein de l'unité d'hémodialyse de l'Hôpital du Suroît!
L'hémodialyse est un soin peu connu du grand public. En commençant, peux-tu nous expliquer en quoi consiste l'hémodialyse?

Avant de définir l'hémodialyse, il faut comprendre à quoi servent les reins! Principalement, les reins filtrent le sang, c'est-à-dire qu'ils en extraient les toxines et déchets, lesquels sont expulsés du corps par l'urine. Cette fonction de nettoyage est essentielle à notre survie.

Quand les reins ne fonctionnent plus (insuffisance rénale), il faut trouver une autre manière de filtrer le sang : c'est là que l'hémodialyse rentre en ligne de compte.

Quand le médecin suggère au patient atteint d'insuffisance rénale de suivre une dialyse, 2 options sont à considérer: soit de se diriger vers l’hémodialyse ou d’aller vers la dialyse péritonéale donc la dialyse à la maison.

L’hémodialyse, la dialyse à la maison … cela peut prêter à confusion. Où se situe la différence entre les deux?

Ce qui différencie ces deux méthodes, c'est le lieu de soin et la méthode utilisée. L'hémodialyse se fait dans un centre d'hémodialyse comme celui présent à l'Hôpital du Suroît. C'est un type de traitement très prenant pour les patients qui doivent venir à l'unité plusieurs fois par semaine pour des séances durant plusieurs heures. Malgré les nombreuses heures de traitement, les employés de l'unité d'hémodialyse s'assure du confort des patients afin que les traitements soient plus agréables.

Bien installé dans sa chaise de traitement, le patient sera connecté (par une fistule artérioveineuse) à un dialyseur (appelé rein artificiel)

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Rein artificiel en action dans le département d'hémodialyse de l'Hôpital du Suroît

La dialyse à la maison passe par la dialyse péritonéale. C'est un type de dialyse qu'on favorise afin d'assurer une plus grande autonomie des patients. La dialyse péritonéale est installée par un chirurgien qui permet de faire des échanges intra péritonéaux pour aller nettoyer le sang.

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Source de l'image : https://www.nephrologuemontpel...

À l'Hôpital du Suroît, nous sommes très performants de ce côté-là, car on a presque doublé la quantité des patients en dialyse péritonéale, ce qui est une bonne chose dans le contexte actuel. En se traitant à la maison, les patients ont moins besoin de venir à l'Hôpital du Suroît et ainsi, on réduit les risques de contagions à la COVID-19 ou à d'autres types de virus.

Tu nous ouvres la porte pour aborder le sujet de la pandémie. Au plus fort de la crise et même encore aujourd'hui, la pandémie de la COVID-19 aura forcé des bris de service ou du délestage pour certains types de soins...Mais quand un patient est traité par dialyse, le report du traitement n'est pas une option.
Comment avez-vous vécu la pandémie dans l'unité d'hémodialyse de l'Hôpital du Suroît?

La priorité pour les employés qui travaillent à l'unité d'hémodialyse, c'est la santé des patients et leur sécurité. Donc, nous avons travaillé fort pour toujours assurer les services à ceux qui en avaient besoin. De plus, dès que la vaccination a été rendue disponible, l'ensemble des employés du département ont été inoculés. Notre personnel infirmier, nos préposés, nos agents administratifs sont tous vaccinés.

Je dois le dire, j'ai une équipe en OR!

Et cette solidarité se concrétise aussi au niveau des relations de travail. Il y a très peu de roulement dans l'unité et nous finissons par nous considérer comme une grande famille. De plus, on a très peu de temps supplémentaires obligatoires (les fameux TSO). Les gens se soutiennent en équipe et trouvent des solutions à l’interne pour s’assurer que tous les patients ont leurs traitements de façon sécuritaire. Les patients ne sont jamais privés de leurs traitements.

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Les employés du service de suppléance rénale en plein service
L'unité d’hémodialyse est l'un des seuls lieux de l'Hôpital du Suroît à porter le nom d'un individu. Pouvez-vous nous en dire plus sur l'histoire derrière Guy Beauchamp et pourquoi l'unité porte-elle son nom?

C'est grâce à M. Beauchamp que nous avons une unité d'hémodialyse à l'Hôpital du Suroît! M. Beauchamp était lui-même dialysé à Montréal et en tant que résident de la région, il trouvait inconcevable que les gens d'ici ne puissent pas être traités proche de leurs domiciles. Ainsi, après des années de militantisme pour voir une unité d'hémodialyse ouvrir à l'Hôpital du Suroît, il a été le premier patient à être traité ici.

Nous devons une fière chandelle à M. Beauchamp et sa famille, car l'unité d'hémodialyse dessert aujourd'hui plus de 90 patients provenant de la région.


Avec des patients qui viennent plusieurs fois par semaine et une équipe stable à l'interne, on peut comprendre pourquoi vous qualifiez tout ce monde de famille.

Effectivement! Ce qu’on recherche, c’est créer un sentiment d’appartenance tant pour les employés que pour les patients. L’insuffisance rénale n'est pas une maladie agréable. On le sait que les patients sont obligés de se déplacer 2 ou 3 fois par semaine, entre 3 et 5h généralement par traitement.

Nous, ce qu’on essaie de faire, c’est de rendre le traitement le plus agréable possible, et on réussit généralement assez bien, parce qu’on devient leur 2e famille. On devient des gens qu’ils côtoient de façon quotidienne, souvent plus que leur famille directe. C’est sûr qu’il y a un lien fort qui se crée avec les patients puis les infirmières.

Ce qu’on recherche, c’est de créer un sentiment d’appartenance tant pour les employés que pour les patients.
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Sous lumière tamisée et dans le calme,
le personnel infirmier travaille sur les dossiers des patients.
Et comme dans chaque famille, le décès d'un être cher est toujours une situation très éprouvante. Les équipes de l'unité doivent, inévitablement, voir certains patients décédés durant leur traitement. comment cela est-il vécu?

Notre rôle va bien au-delà des soins de base. Nous nous devons également de préparer les patients à l'arrêt des traitements et au décès. Nous tentons de leur donner une qualité de vie le plus longtemps possible. Mais il arrive que cette qualité de vie n'est plus jugée acceptable par les patients, par leurs familles ou même par les équipes de soins. Alors à ce moment, les professionnels de la santé de l'unité sont là pour accompagner les patients.

Notre rôle va bien au-delà des soins de base.
L'hémodialyse, comme d'autres types de soin, profite d'avancées technologiques importantes. Pour l'unité d'hémodialyse de l'Hôpital du Suroît, où se trouve les besoins en terme d'amélioration des services offerts aux patients?

Le département de l’hémodialyse est en fonction depuis le début des années 90 et a été conçu selon les standards de l'époque. Aujourd'hui, avec plus de 90 patients traités annuellement, nous sommes dans un lieu trop restreint pour augmenter notre capacité. Et comme l'Hôpital du Suroît est un lieu très sollicité, il est difficile de créer plus d'espace pour les patients atteints d’insuffisance rénale.

Notre département est fonctionnel mais n’est pas aux standards des nouvelles unités de dialyses. Les nouvelles unités sont beaucoup plus spacieuses, plus aérées. Mais en termes d'ambiance de travail ou de qualité de soins, les gens sont aussi bien traités au Suroît qu'ils le seraient dans un grand centre. C'est ce qui fait notre fierté!

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La salle où sont traités les patients en hémodialyse
La Fondation de l’Hôpital du Suroît a été très impliquée par le passé dans l’unité de l’hémodialyse. comment l'implication de la Fondation a vraiment amélioré le département?
Le confort des patients, nous le devons à la Fondation de l'Hôpital du Suroît et à la générosité de ses donateurs!

Avec des chaises ergonomiques de traitement, des couvertures ainsi que des téléviseurs disponibles à chaque emplacement de traitement, les patients bénéficient d'un contexte favorable pour recevoir leurs traitements. Et c'est grâce à la Fondation de l'Hôpital du Suroît!

De plus, la Fondation a aussi contribué à l’achat du matériel médical. Comme l’insuffisance rénale est en développement constant, souvent les demandes budgétaires ne suivent pas la vitesse avec laquelle on doit accueillir des nouveaux patients; c’est ainsi que la Fondation de l’Hôpital du Suroît est une belle alternative. On est capable de faire des demandes directement à la Fondation de l’Hôpital du Suroît pour acheter des équipements à utiliser en protection rénale tel un bladderscan.

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Téléviseurs achetés par la Fondation de l'Hôpital du Suroît
Cher Samuel, la Fondation de l'Hôpital du Suroît te remercie infiniment pour cette riche demi-heure passée en ta compagnie. Un mot pour la fin?

Chaque don fait à la Fondation de l'Hôpital du Suroît est essentiel pour assurer le développement de l'Hôpital du Suroît. Que ce soit pour l'hémodialyse ou tout autre département, j'invite l'ensemble des citoyens de la région à soutenir la Fondation de l'Hôpital du Suroît. Merci d’avoir la dialyse dans le sang!


La Fondation de l’Hôpital du Suroît remercie chaleureusement Samuel Laplante et toute son équipe pour les merveilleux services prodigués à la communauté du Suroît.

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