​ Dre Dumais : grandir avec son hôpital, au bénéfice des patients

​ Dre Dumais : grandir avec son hôpital, au bénéfice des patients

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Formée à l’Université Laval pour son doctorat en médecine et à l’Université de Sherbrooke pour sa spécialité, Dre Dumais a choisi, dès la fin de sa résidence, de s’établir à l’Hôpital du Suroît. Son choix était motivé par le désir de pratiquer une médecine variée, au cœur d’un milieu où les médecins peuvent toucher à plusieurs facettes de leur spécialité, loin des pratiques hyper spécialisées des grands centres universitaires.

« Quand j’ai rencontré les anciens membres du département ici, j’ai été sous le charme du genre de pratique qu’il y avait. C’est là que je me suis établie d’entrée de jeu », raconte-t-elle.

Depuis ses débuts, Dre Dumais n’a jamais quitté le Suroît. Elle souligne que l’hôpital lui a permis de grandir professionnellement en même temps que la médecine évoluait. Grâce à l’ouverture de l’administration, à la collaboration entre anesthésistes et chirurgiens, et à l’acquisition d’équipements de pointe, elle a pu adapter sa pratique aux nouvelles avancées technologiques.

« L’anesthésie que je pratique aujourd’hui n’a aucune ressemblance avec celle que je faisais il y a dix ans. On est à l’avant-pointe de ce qui se fait », affirme-t-elle avec fierté.

L’Hôpital du Suroît est également un centre affilié à l’Université McGill, accueillant des médecins en fin de formation. Ces derniers sont souvent surpris de constater qu’un centre périphérique peut offrir un accès aussi complet à des équipements et à des techniques enseignés dans les grands centres universitaires.



Une implication de longue date avec la Fondation

Dès sa première année de pratique, Dre Dumais s’est impliquée au sein de la Fondation de l’Hôpital du Suroît, où elle a occupé un poste au conseil d’administration pendant une dizaine d’années. Pour elle, la Fondation joue un rôle essentiel dans le développement de l’hôpital.

« Sans la Fondation, plusieurs projets n’existeraient tout simplement pas. Le financement public permet de maintenir les installations, mais le développement, l’innovation et l’accès à la fine pointe nécessitent des enveloppes supplémentaires », explique-t-elle.

Elle souligne que les dons permettent l’acquisition d’équipements essentiels, comme des appareils d’échographie, des caméras, des instruments pour les voies aériennes ou du matériel de réanimation. Des investissements qui, bien qu’ils n’apportent aucun bénéfice personnel aux médecins, transforment directement la qualité des soins offerts aux patients.



Attirer et retenir les talents en région

Dans un contexte de pénurie d’anesthésiologistes à l’échelle provinciale et nationale, Dre Dumais insiste sur l’importance de créer une plus-value pour attirer les médecins en région. Cette plus-value repose sur la collégialité, l’esprit d’équipe et la possibilité d’exercer une médecine moderne dès la fin de la formation.

« Le fait de ne pas avoir à se battre pour obtenir l’équipement nécessaire, de pouvoir appliquer immédiatement ce qu’on a appris, c’est un atout majeur. Et ça, c’est grâce à la Fondation », souligne-t-elle.



Grandir ensemble pour mieux soigner

Pour Dre Dumais, l’évolution de l’hôpital et celle des professionnels vont de pair. La confiance entre les administrateurs, les médecins et la Fondation permet de transformer des projets ambitieux en réalité concrète, au bénéfice des patients.

« Tout le monde a grandi ensemble et tout le monde s’est amélioré ensemble. Ce qu’on fait, on le fait pour la qualité des soins, pour le bien-être des patients. C’est une formule gagnante qui n’est pas évidente à reproduire ailleurs. »