Dr Fadlallah : un urologue passionné au service de la communauté du Suroît

Originaire du Liban, le Dr Fadlallah a suivi un parcours international avant de poser ses valises au Québec. Après ses études médicales au Liban, il poursuit une spécialisation en France, puis complète un fellowship à l’Université McGill à Montréal, où il rencontre sa femme et commence sa famille. « J’ai donc toujours eu un lien avec le Québec, et particulièrement avec Montréal », raconte-t-il. Après 12 ans de pratique au Liban, le couple décide de revenir au Canada, attiré par la stabilité et le lien familial, et le Dr Fadlallah est recruté à l’Hôpital du Suroît en 2021.
Une équipe en pleine expansion
À son arrivée, la situation était critique. « Il n’y avait qu’un seul urologue dans tout le CISSSMO, le Dr Itovic, débordé. J’étais le seul urologue à Anna-Laberge et au Suroît pendant un an et demi. C’était énormément de travail », confie-t-il. La pandémie de COVID-19 a accentué les défis, et le système était souvent ébranlé. Depuis, l’équipe s’est agrandie et compte désormais trois urologues, permettant d’offrir un meilleur accès aux soins dans la région.
L’urologie, une passion multidimensionnelle
Le Dr Fadlallah a choisi l’urologie pour sa diversité. « Cette spécialité comporte trois volets : clinique, endoscopique et chirurgical. Nous traitons l’infertilité, la dysfonction érectile, l’incontinence, les calculs rénaux, les infections… et pas seulement chez les hommes, aussi chez les femmes. Cette diversité m’a vraiment attiré », explique-t-il.
Une de ses spécialisations est la chirurgie robotique et minimalement invasive. « La robotique devient la norme. Pour la prostate, les calculs… nous avons besoin de lasers et d’instruments spécialisés. Ces technologies permettent aux patients de rester près de chez eux plutôt que d’être orientés vers Montréal », souligne le Dr Fadlallah.
Une journée au service des patients
Chaque jour, le Dr Fadlallah alterne entre consultations, cystoscopies et petites chirurgies au bloc mineur, comme les vasectomies et excisions de lésions. Ces interventions « aller-retour » sont très demandées, avec des listes d’attente pouvant atteindre six mois. Au-delà des gestes techniques, il accorde une grande importance à la relation humaine avec ses patients. « Certains sont anxieux. Il faut les rassurer, répondre à leurs questions et leur expliquer clairement les procédures. La confiance est essentielle », partage-t-il, en illustrant avec un patient atteint d’une tumeur de la vessie qui, initialement réticent, lui a finalement fait confiance pour son intervention.
Technologie et innovation au service de la communauté
Le Dr Fadlallah observe que l’intelligence artificielle transforme la manière dont les patients s’informent. « L’IA peut analyser la littérature médicale, mais elle ne remplace pas l’interprétation humaine. Chaque patient est unique », explique-t-il. Parmi les innovations qu’il utilise, le traitement Rezūm pour l’hypertrophie bénigne de la prostate se distingue : une procédure rapide, minimalement invasive, réalisée en clinique, offrant moins de récupération et plus de confort aux patients.
Un message à la communauté
Pour le Dr Fadlallah, le soutien des donateurs et partenaires est essentiel. « Avec les bons équipements, nous pouvons garder les patients ici et offrir les meilleurs résultats. La robotique et les technologies comme les lasers pour la prostate sont l’avenir. C’est un projet réalisable et nécessaire pour notre région », conclut-il.