Geneviève : redonner espoir à travers la reconnaissance

Geneviève : redonner espoir à travers la reconnaissance

À la Fondation de l’Hôpital du Suroît, chaque don raconte une histoire. Celle de Geneviève est marquée par le courage, la résilience et une profonde reconnaissance envers le département de psychiatrie de l’Hôpital du Suroît.

Si elle a accepté de témoigner aujourd’hui, c’est d’abord pour faire rayonner un service qui a profondément marqué son parcours.

Faire parler la psychiatrie autrement

« Je trouve ça important que le service de psychiatrie puisse faire parler de lui », confie-t-elle.

Ayant bénéficié à plusieurs reprises des soins en santé mentale, Geneviève connaît bien la réalité des hospitalisations, souvent complexes et chargées d’émotions. Son don découle d’un constat simple : l’environnement physique joue un rôle essentiel dans le rétablissement.

« Il y a des améliorations, des rafraîchissements à faire pour que les patients soient plus confortables, plus à l’aise, qu’ils se sentent un peu plus chez eux, surtout lors de longs séjours. Être dans un milieu agréable, ça aide énormément au rétablissement. »

En santé mentale, le chemin est rarement linéaire. Mais certains lieux, certaines personnes, font toute la différence.

Se sentir enfin entre bonnes mains

Sa première hospitalisation s’est déroulée en pleine pandémie, dans un contexte particulier. Elle a également été hospitalisée à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Si chaque établissement a sa mission, Geneviève souligne avoir ressenti à Valleyfield une approche plus humaine.

« À Douglas, on est cinq par chambre. Ici, j’avais une chambre à moi. Ça permet des réflexions plus personnelles. »

Elle explique que le nombre réduit de patients favorise un climat plus calme et plus intime. Moins de roulement de personnel, plus de continuité dans les soins, davantage de temps pour échanger : autant d’éléments qui contribuent à bâtir un lien de confiance.

Lorsqu’on lui demande de résumer son expérience en trois mots, elle répond sans hésiter :

Bienveillant. Compréhensif. Humain.

L’impact des intervenants

Dans son message accompagnant son don, Geneviève soulignait la qualité du personnel. Elle mentionne avec émotion Dre Martine Veilleux, dont l’écoute attentive et les questions de réflexion l’ont aidée à progresser au fil des mois.

« Elle était à l’écoute à 100 %. Elle me laissait toujours avec quelques questions pour avancer. J’ai beaucoup évolué grâce à ça. »

Elle tient aussi à remercier des membres de l’équipe infirmière et des préposés : Gabrielle, Annette, Dominique, Cyrielle — et bien d’autres.

« Juste vos questions, vos réactions, vos regards… ça fait une différence dans le quotidien. »

Pour elle, la confiance est essentielle. En psychiatrie, on ne peut pas fonctionner à la chaîne.

« Tu ne peux pas dire à un patient : “Cinq minutes, merci, je passe au suivant.” C’est le département où l’écoute et l’empathie sont primordiales. »

Le déclic : transformer la reconnaissance en action

Après plusieurs hospitalisations, Geneviève a observé des besoins concrets : du mobilier manquant, des espaces vieillissants, des installations qui méritent d’être modernisées.

« Ce sont des détails parfois, mais ça permet aux patients d’être plus à l’aise et de progresser plus rapidement. »

Son don n’est pas une façon de « tourner la page » — son cheminement se poursuit — mais plutôt une manière de dire merci et de semer l’espoir pour les autres.

« Je ne savais pas comment montrer ma reconnaissance. Soutenir la Fondation, c’était ma façon de le faire. C’est mon hôpital. C’est là que je suis suivie. »

Une transformation porteuse d’espoir

La Fondation est fière d’annoncer un investissement majeur de 750 000 $ pour la modernisation complète du 4e étage en psychiatrie.

Ce projet permettra :

  • La mise à niveau d’espaces demeurés inchangés depuis de nombreuses années

  • Des postes de garde plus sécuritaires

  • L’aménagement d’une aile spécialisée pour les cas plus lourds

  • Une meilleure répartition des clientèles afin d’offrir un climat plus homogène et apaisant

Geneviève accueille cette nouvelle avec espoir.

« Pour les personnes qui ne vivent pas une problématique psychotique, ne pas être mélangées à des situations de crise intense fait une réelle différence. Ça diminue l’anxiété. Ça favorise le rétablissement. »

Créer un environnement adapté aux besoins de chacun, c’est permettre aux patients de travailler sur eux-mêmes dans un climat propice à la guérison, tant physique que psychologique.

Un message à ceux qui hésitent

À toute personne qui hésite à demander de l’aide pour sa santé mentale, Geneviève lance un message clair :

« Arrête d’hésiter. Vas-y. Les gens en santé mentale vont t’écouter. Ils ne vont pas t’invalider. »

Et à la Geneviève d’il y a six ans ?

« Tu aurais dû y aller plus tôt. Comprendre d’où vient la souffrance qu’on a en dedans de soi, ça change le quotidien. Ça valide qu’on est normal, que cette souffrance est réelle. »

Aujourd’hui, elle poursuit également son suivi au Le Tournant, qu’elle décrit comme bienveillant et complémentaire à son cheminement hospitalier. Le travail pratico-pratique du quotidien vient renforcer les apprentissages faits durant ses hospitalisations.

Le témoignage de Geneviève rappelle une chose essentielle : derrière chaque don, il y a une histoire. Derrière chaque modernisation, il y a des visages.

Grâce à la générosité de personnes comme elle, le département de psychiatrie de l’Hôpital du Suroît pourra offrir un environnement plus sécuritaire, plus humain et plus adapté aux besoins des patients d’aujourd’hui et de demain.

Parce qu’en santé mentale, chaque geste compte.

Pour voir la vidéo du témoignage : Cliquer ici

Pour faire un don à l'Unité Psychiatrique : https://fondationhds.ca/faire-un-don