COVID-19 : Quand les médecins sont au front

COVID-19 : Quand les médecins sont au front

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Ensemble, on change le monde un geste à la fois : La Fondation de l’Hôpital du Suroît souligne le travail incroyable des professionnels de la santé qui œuvrent dans la région du Suroît.

Déjà 6 mois que la pandémie fait rage au Québec et ailleurs dans le monde. Au cœur de cette crise, les professionnels de la santé sont mobilisés afin d’offrir les meilleurs soins de santé possible.

La pandémie affecte tous les travailleurs de la santé mais de manière très différente. Personne ne vit la pandémie et les ajustements conséquents à l’évolution du virus de la même manière.

Pour Dre Rondeau, urgentologue à l’Hôpital du Suroît, le printemps a été une saison d’adaptation extrême, du jamais vu dans sa pratique.

«Personne n’a appris sur les bancs d’école comment gérer la COVID-19. Les professionnels de la santé doivent constamment se former et appliquer de nouveaux protocoles de soins suivant l’évolution de la contagion. C’est épuisant de ne jamais savoir si nous soignons adéquatement nos patients.» Dre Nancy Rondeau, urgentologue à l’Hôpital du Suroît.

Quand le milieu de travail devient dangereux

En plus de la construction de nouvelles chambres à pression négative à l’urgence et des étages de l’hôpital transformés pour les zones chaudes, tièdes et froides, le quotidien à l’Hôpital du Suroît est grandement chamboulé par la COVID-19.

Passant du triage des patients directement à l’extérieur dans les ambulances et à l’identification adéquate des symptômes, chaque décision peut avoir un impact sur la vie des patients.

«Il est du devoir des médecins d’identifier où le patient doit être transporté dans l’hôpital. Est-ce qu’un peu de fièvre est directement lié à la COVID-19? Ou bien le patient vit d’autres enjeux de santé expliquant ce symptôme? On l’amène en zone tiède ou en zone froide? Des décisions qui peuvent être des enjeux de vie ou de mort. Et au bout du compte, c’est toujours un humain qui décide malgré les protocoles en place.»

Et pour les professionnels de la santé, le risque zéro n’existe pas. Exposés quotidiennement au virus, les possibilités de contracter le coronavirus sont omniprésentes. Plusieurs collègues de Dre Rondeau ont contracté la COVID-19. Et pourtant, même en temps de pandémie, l’Hôpital du Suroît continue ses activités.

«Les problèmes de santé ne prennent pas de pause. Les gens continuent de faire des infarctus, des AVC ou des infections urinaires. Et nous sommes prêts à traiter ces patients. Les gens doivent avoir confiance en notre capacité à les soigner.»

Par contre, sans répit depuis des mois, les professionnels de la santé sont fatigués. Le manque de personnel, bien plus que le manque d’équipement de protection, est le réel fardeau du système de santé.

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Les médecins généralistes répondent à l’appel

Au plus fort de la crise, plusieurs employés du CISSSMO ont été réaffectés afin de devenir des acteurs de première ligne. À la suite d’un appel général de mobilisation lancé par le CISSSMO, les médecins ont également répondu à l’appel.

«Le printemps dernier, ce sont les médecins généralistes qui ont fortement répondu présent pour aller aider dans les résidences pour personnes âgées et les CHSLD. En plus de continuer à faire leurs suivis téléphoniques avec leurs patients, ils ont prêté main forte sur le terrain pour soigner les personnes les plus à risques.»

Durant leur quart de travail auprès des aînés, ils ont vu toute la solitude des personnes âgées. Ils ont côtoyé la mort en face et vu dépérir des aînés à vue d’œil. Malgré le fait que l’hygiène et la sécurité des résidents étaient assurées dans les unités de vie de la région, l’émotion était vive de voir des gens mourir dans la confusion et sans famille.

«Même si on travaille souvent avec la mort, il est difficile de voir quelqu’un être dépossédé de la vie à cause de ce virus. Cela est beaucoup venu toucher le cœur des médecins.»

Se préparer pour la deuxième vague

Il est important d’apprendre de la première vague de la pandémie. Combler le manque de personnel et la mobilité des ressources est bien évidemment au cœur des actions qu’il faut déployer afin d’être prêt pour la deuxième vague. La mobilisation des professionnels de la santé a été sans équivoque et il faut maintenir le rythme pour l’automne qui s’en vient.

«C’est ensemble que nous allons pouvoir nous en sortir. L’importance de respecter les règles de la Santé publique est primordiale. Mais il faut également que les gens s’éduquent sur les modes de contagion du virus. Si on comprend à quoi sert le masque, il est plus facile de développer le réflexe de le porter.»

Avec l’espoir d’un vaccin d’ici les prochains mois, l’ensemble des professionnels de la santé continuent de croire qu’ils peuvent vaincre la COVID-19. Avec l’appui de la population, cette guerre sera gagnée.

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